mardi 17 mai 2022

Jour 3 : Musée Grévin & Tour Eiffel

Après deux grosses heures d’un trajet normalement embouteillé – oui, c’est long, c’est Paris – nous franchissons enfin le seuil du fameux musée Grévin, celui-là même qui fait rêver tous les adolescents de France et d’ailleurs. Nous gravissons le Grand Escalier de marbre, où dorures et pampilles étincellent de mille feux et jettent leurs reflets, à perte de vue, dans des miroirs aussi nombreux qu'immenses : c’est Versailles avant Versailles. Le salon des Mirages, quant à lui, fourvoie nos sens et nous emmène aux portes de la perception – une mise en bouche, sans doute, avant les illusions tant attendues. Lorsque les premières statues de cire nous accueillent, les « oh », les « wouah », les « ooooh » fusent. Un véritable requiem d’onomatopées. Non seulement, « on dirait vraiment les vraies » (personnes), mais en plus elles nous sourient, nous invitent à boire un verre, nous tendent les bras. Magique. Des stars du showbiz aux stars de l'histoire, il y en a pour tous les goûts. Les appareils photos crépitent. On pose, on rigole, on s’émeut ; on mesure sa culture aussi : - « Hein, tu ne connais pas Elvis ? » - « Non, mais, toi, tu ne connais même pas Claude François » ! Bref, des statues – objets figés par définition – qui créent autant d’interaction, c’est une belle prouesse. Quant à l’illusion, elle est souvent bluffante. Un très chouette moment.

Mais il est l’heure de quitter l’illusion et d’affronter la réalité des Grands boulevards. Circulation, terrasses bondées, bruit, gens pressés, le tout sous un soleil de plomb : quelle violence ! Mais l’Opéra Garnier fait son petit effet, les bijouteries de la rue de la Paix aussi (oui, « la rue la plus chère du Monopoli » !). Et non, la place Vendôme n'a pas été nommée en l'honneur de Jean-Claude Van Damme.

Pique-nique tant réclamé au Jardin des Tuileries : sandwich délicieux, chips classiques et – ce qui est toujours épatant dans un panier repas – une orange. 14 heures, nous décollons : la Dame de Fer nous attend, ainsi que quelques kilomètres… Tout se mérite.

Alors, en chemin, on râle, on peste, on gémit : « C’est encore loin ? », « C’est quand qu’on arrive ? ». Classique. Par contre, quand elle émerge de toute sa hauteur et semble nous dire avec force clins d’œil : « Alors, ça ne valait pas le coup ? », nous nous sentons tout petits et acquiesçons timidement. Subjugués, nous le sommes ; pas au point toutefois d’oublier que cette marche forcée sur les quais de Seine n’était qu’un « échauffement » (oui, nous parlons « comme des profs de sport »). C’est donc sans souffler que nous entamons l’ascension – pédestre évidemment – de la belle Dame. Un coup à la haïr ! Mais non, la magie opère encore une fois aujourd’hui (ce sera la dernière...). Quelques élèves prennent à la lettre la consigne de leurs professeurs et se mettent à compter les marches… à voix haute, ce qui fait amèrement regretter aux dites professeurs, prises dans l’absurdité de leur propre jeu, d’avoir posé une telle question. Mais, poussés par le défi, ils ne faillissent pas et parviennent même au bon résultat, à trois marches près. Bravo ! Au final, nous parvenons tous très dignement au 2ème étage, épuisés certes (pour la majorité), mais sans ramper. Double bravo ! Se déploie alors sous nos yeux ébahis une vue fabuleuse sur la Capitale. On admire, on reconnait que les efforts fournis ne sont pas vains (« C’est dur, mais c’est incroyable »), on est émus même (« Je n’oublierai jamais »), on appelle maman aussi et on se précipite sur des granités ou autres crèmes glacées !!! Descente beaucoup plus aisée, puis course au bus qui nous attend devant les jardins du Trocadéro.

Nous arrivons à La Rochette (bourgade finalement plus proche de Melun que de Fontainebleau) à une heure décente, échappant ainsi aux foudres des hôteliers. Ouf ! 19h30, nous sommes donc tous attablés. Oui, c’est un peu la dictature et nous sommes contraints de nous y plier, mais il fait beau et chaud et on a la possibilité de manger dehors. Je ne vous narrerai pas la suite de la soirée, car l’excitation fut à son comble et la fatigue mêlée à l’agacement de l’équipe enseignante n’en rendraient pas le récit objectif. Une mise au point sévère aura lieu demain matin. Grrrrrr. En plus, les moustiques attaquent ! 


 1ère série de photos :














































 Deuxième série de photos


























Louis XIII et demi encadré de ses deux illustres homonymes.



























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